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Stef
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Bak
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14/01/2011 
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Brunobé
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03/12/2010 
10:42 
2 Com
Brunobé
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Salut,

c'est en y faisant un petit tour ce matin que je suis tombé sur cet article qui, j'en suis sur n'interressera pas que moi, vu qu'il traite des historiques des mares de Baro ( prefecture de kouroussa) et de Nounkounkan ( prefecture de Siguiri )

donc voici le lien suivant:

Article sur boubah.com

(Actualisation du 23/09/05)Le lien étant desormais mort , je me permets de vous faire profiter de cet article interréssant fait pour www.boubah.com

Les 18 et 22 mai 2005, des ressortissants de Kouroussa, de Siguiri et plusieurs touristes étrangers et nationaux ont fait le déplacement sur Baro dans Kouroussa et Noukounkan dans Siguiri, pour assister à la fête des mares.
La fête des mares est l’une des fête traditionnelle et mythique de plusieurs centaines d’années et qui, à chaque occasion, mobilise foules venues de tous les horizons.
Chaque année, un haut responsable de l’Etat participe à l’ouverture des festivités de ces mares. Cette année, l’honneur a été donné à M. Kiridi Bangoura de prendre part à cette fête. Elle a été riche en couleur, malgré la forte dégradation des mares due aux changements climatiques par la diminution de la pluviométrie.

Pendant la fête de la mare de Bolet à Baro, tout le monde se retrouve dans la petite forêt sacrée où l’on consacre les vœux en marchant autour du grand fromager de plusieurs centaines d’années, en tresse de couronnes de feuilles sur la tête qui protègeraient et qui porteraient chance toute l’année semble-t-il.
Des jeunes filles et des jeunes garçons dansent des danses affectueusement appelées « danses des hommes forts ».
Pendant ce temps s’installent de milliers de gens dans la mare après le signal du gardien de la mare, en langue nationale maninka ‘’Ka Dala diya’’ qui signifie « que la mare soit bonne ». Ce gardien est Camara de père en fils depuis le 13ème siècle.

L’histoire de cette mare telle que racontée, rapporte que ce village était occupé par les Baro lorsqu’à l’époque de la victoire de Soundiata Kéita, les Condé, guerriers et leurs alliés forgerons vivant de razzias, les Camara l’envahissent et en chasse les Baro. Les Camara, victorieux, offrirent ce village en guise de remerciements de leur aide et de leur fidélité.
Dans cette petite forêt, ils découvrirent deux tabourets faisant face à trois canaris et ils comprirent qu’il s’agit d’une forêt sacrée, habitée par un couple de génies, à savoir Bolet Karounkan et Bolet Fadima. Après de grandes palabres avec ces derniers, ils conclurent un pacte de bonne intelligence et de protection mutuelle.

La tradition perdurera par delà les siècles et les grands bouleversements. La petite forêt et la mare resteront intactes.

En effet, contrairement à Baro, il a été raconté que la mystérieuse mare de Noukounkan célébrée de puis au 17ème siècle précisément en 1646, serait le résultat de la découverte de Makandjan Magassouba, cultivateur venu du Mali et qui est le fondateur de Kolonkalan. Makandjan Magassouba venu sous la recommandation des génies s’installa à Norakoro, premier village de Kolonkalan situé à 8 km de Noukounkan. Ainsi, il tournait dans le Kolonkalan à la recherche du lieu prospère indiqué par ses génies. Il découvrit dans son rêve un lieu situé sur la rive gauche du fleuve Niger une mare appelée ‘’Nounkan’’.

C’est ainsi que dans le cadre de la plaisanterie entre Kourouma et Magassouba, Moribadjan, doyen des Kourouma sollicita auprès de Makandjan Magassouba l’obtention de la mare que ce dernier accepta au prix d’un fruit sauvage appelé ‘’Sagba’’, ce qui fut fait. Depuis ce jour, la mare est devenue une propriété des Koba Kourouma. Suite à ces évènements, les petits fils de Makandjan Magassouba des noms de Doubamoudou Magassouba et Ansoumana Magassouba sont venus trouver hospitalité à côté de cette mare. De nos jours, cette grande mare est devenue un lieu de retrouvailles.

Dès après le signal donné par le gardien de la mare, de milliers de gens composés de jeunes hommes et de jeunes femmes stationnés sur tout pourtour , envahissent et s’installent dans la mare avec de différents instruments de pêche. Le plus gros poisson dépassant le mètre a été attrapé par une femme. Cette femme selon les dires, appartiendrait à la famille propriétaire de la mare. Une vingtaine de jeunes filles fiancées qui attendaient la fin de la fête de la mare rejoindraient le même jour leur foyer conjugal a fait le tour de la mare avec des danses et des chants.

La fête des mares à Bolet ou à Noukounkan, est l’occasion d’annoncer le début des grandes laboures mais aussi une occasion de fiançailles, de mariages, de rencontres, de petits commerces, de prononciations de vœux et des séparations heureuses.

En réponse aux sollicitations des journalistes sur son point de vue, le ministre Kiridi Bangoura demande le reboisement des berges des mares et la réalisation d’un canal entre les mares et le fleuve Niger pour que cette tradition perdure à jamais pour le bonheur des populations.

Désolé, mais j'avais oublié de copier le nom de l'auteur de l'article

a plus
Jpouil
  Mares de Baro et Nounkounkan, historique sur boubah.com      
Jpouil  Posté le 01/01/1970 01:00
Stef  Le 28/01/2006 15:22  


Je me dois de compléter cet article trouver il y a déjà quelques temps sur boubah.com
Il y est dit Elle a été riche en couleur, malgré la forte dégradation des mares due aux changements climatiques par la diminution de la pluviométrie.
Depuis une réponse y a été trouver voir l’article La mare de Baro, un écosystème sauvé



Pour ce qui est de l’historique de la mare une autre version m’a été conté, comme c’est souvent le cas en Afrique
A savoir laquelle est vrai cela je ne peux le certifier, du moins vous mettre en avant cette version qui venant de cheick oumar Camara historien journaliste et poète à la RTG me semble pour le moins sérieuse...

L’intrigue est un peu la même le doyen la plaisenterie le fruit, ce sont les acteurs qui change !

La fête de Baro

Cette manifestation a lieu tous les ans depuis 1239. Après la chute de l'empire de Soundiata Keita, les princes se sont dispersés, chacun est parti de son côté avec ses sofas (chevaliers), ses hommes, ses griots. L'environnement appartient au premier qui s'installe, la mare qui s'appelle Warignamba appartenait aux gens de Fadama qui est le village des maîtres de la parole. En effet les avocats, les procureurs, les juges de paix, s'étaient installés dans ce village qui se trouve sur la rive gauche du fleuve Niandan face à Baro
Ainsi l'histoire raconte qu'au cours d'une promenade solitaire, une vieille femme de Fadama aurait aperçu parmi les lianes compactes de la forêt qui donne sur Warignamba(la Mare) un fruit sauvage appelé Sagba, plus gros que d'ordinaire et de surcroît très mûr. Ce qui aiguisa son appétit. Pendant qu'elle contemplait le fruit, arriva auprès d'elle un jeune homme qui était de passage sur ce chemin: Il s'appelait Kaboriba Kanté. La vieille l'interpella et lui demanda de cueillir le fruit qu'elle lui montrait du doigt. A Kaboriba de plaisanter comme on aime le faire avec les personnes du troisième âge de chez nous: "alors sage de Fadama; quelle sera ma récompense si je cueillais ce fruit pour toi ? " .
Je te donnerai tout Warignamba la mare que voici, répondit la vieille de Fadama. Kaboriba éclata de rire, grimpa, cueilli le fruit et le remit à sa providentielle cliente qui cassa aussitôt la gousse, en extrait une noix qu'elle suça gloutonnement. Pénétrée par le bon goût du fruit, elle s'exclama: "hoûm! adouman assoumani bôley" c'est à dire "ô que ce fruit est doux et bien frais! " .
Encore une fois Kaboriba se tordit de rire et dit à la vieille femme de Fadama: "Alors grande tante de Fadama, la mare de Warignamba appartient maintenant et désormais à nous à Baro, c'était l'enjeu n'est ce pas? Si oui, moi je l'appellerai Boley pour immortaliser notre troc à travers le qualificatif doux et frais que tu viens de donner au fruit.
Les anciens qui avaient un sens très poussé de solidarité entre clans et tribus ont aussitôt validé le troc pour respecter la promesse faite à l'homme de Baro par la vieille femme quand bien même elle plaisantait.

la fête de Baro


Afin de completer cette recherche sur la fête de baro, je vous laisse découvrir le Récit de la 758 ème fête de Baro écrit par moi même, voici déjà quelque temps